#Savetheblu : Pour protéger le passage des géants
- 12 janv.
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Maurice, île entourée d’eau, cache un trésor vivant sous ses vagues : les baleines à bosse migratrices et les cachalots résidents. Ces géants marins, symboles d’un océan encore intact, fascinent depuis des générations. « Il suffit d’un souffle pour comprendre que l’océan est un monde vivant », dit Murali Krishna Appandi, fondateur du mouvement #Savetheblu. Ce souffle, chaud et humide, monte vers le ciel lorsqu’une baleine remonte à la surface, rappelant à l’homme sa place d’hôte humble et privilégié face à ces créatures majestueuses.
Dans les eaux mauriciennes, ce souffle existe encore. Les baleines à bosse reviennent chaque année lors de leur migration, tandis que les cachalots demeurent des résidents majestueux, leurs lignées traversant les profondeurs depuis des générations. Maurice fait partie des rares nations au monde à abriter une présence permanente de ces animaux sociaux et sensibles. Leur univers est fait de liens complexes, de savoirs transmis oralement et de communications subtiles. « C’est un patrimoine vivant dont nous commençons seulement à mesurer la richesse », précise Murali Krishna Appandi.
Pourtant, cet héritage est en danger. Approches trop proches, dérives touristiques, ignorance des lois et marchandisation du vivant dépossèdent les animaux de leur dignité. « Ces menaces exigent une vigilance constante. Notre rôle est de restaurer un rapport juste avec l’océan », explique le fondateur. C’est dans cette fragilité qu’est né #Savetheblu.
Maurice possède déjà un arsenal juridique précis pour protéger la vie marine : le Wildlife and National Parks Act, le Fisheries and Marine Resources Act, et surtout le Whale Watching Regulations Act 2012, qui impose des distances et comportements stricts lors de l’observation des mammifères marins. « Ces lois ne sont pas décoratives. Une mise à l’eau illégale ou intrusive n’est pas seulement une infraction : c’est une intrusion dans la vie privée d’un être sensible », souligne Murali Krishna Appandi. #Savetheblu rappelle que le respect n’est pas optionnel, mais une condition de coexistence.
Au cœur du mouvement se trouve la “mission colibri”, visant à réunir toutes les compétences du pays pour mieux comprendre et protéger le vivant. « Le scientifique étudie les dynamiques invisibles de l’océan, le skipper lit la mer comme un manuscrit ancien, et l’enseignant ouvre des fenêtres intérieures chez les jeunes », précise le fondateur. Le citoyen est celui qui refuse l’indifférence et s’engage, tandis que la communauté côtière, gardienne historique du rivage, transmet son lien profond avec la mer aux générations suivantes. Cette conjugaison de savoirs confère à #Savetheblu une vision globale tout en restant ancrée sur le terrain.
Le mouvement cherche également à réconcilier les Mauriciens avec leur océan. Beaucoup, observe Murali Krishna Appandi, l’observent, la photographient, mais ne la comprennent pas toujours. L’objectif est de réinstaller la mer au cœur de l’identité mauricienne, d’inviter les enfants à écouter les vagues, de replacer la nature dans l’éducation et de faire des familles côtières des acteurs centraux de la transition écologique. « On protège ce que l’on connaît et on défend ce que l’on aime », résume-t-il.
#Savetheblu s’engage aussi dans la diplomatie océanique. Le mouvement encourage Maurice à devenir une voix forte sur la scène internationale, en promouvant l’harmonisation des traités tels qu’UNCLOS, CMS ou CITES. « L’océan n’est pas un territoire à conquérir, mais un monde à respecter. Le lobbying pour la mer est un lobbying pour le vivant, pour la science, pour l’avenir », explique Murali Krishna Appandi. Maurice peut ainsi devenir une Ocean Nation exemplaire dans l’océan Indien.
Pour le fondateur, chaque souffle de baleine rappelle notre responsabilité collective. « Les baleines ne nous offrent pas seulement un spectacle, elles
montrent la fragilité et la beauté de notre monde. Si ces géants continuent de traverser nos eaux, c’est parce que nous avons choisi de protéger leur liberté »,
conclut-il. Pour ceux qui verront un cachalot au large, ce souffle prouve qu’un pays peut choisir la vie et l’alliance avec son environnement.
Pour toute assistance, veuillez contacter :
#Savetheblu : 5806 3912 Garde-côte : 177
Règles pour l’observation des tortues, dauphins et baleines à Maurice
• Horaires d’observation : 6h à midi ; Distance : +50m des dauphins et +100m des baleines
• Ne touchez pas et ne nagez pas avec les tortues ou les baleines.
• En cas de rencontre fortuite avec une tortue, gardez +5 m de distance.
• Ne harcelez, nourrissez, capturez, tuez ou commercez aucun animal marin.
• Fortes amendes et peines d’emprisonnement applicables.




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